03 avril 2008
Le diabète
Définition
"Le diabète sucré est une affection chronique, caractérisée par une insuffisance absolue ou relative de la sécrétion en insuline, dont l'une des conséquences est l'hyperglycémie (permanente dans le nycthémère ou seulement post-prandiale) qui peut s'accompagner ou non de glycosurie" - Dictionnaire de Médecine Flammarion.
On dit qu'une personne est diabétique quand son taux de glucose dans le sang (ou glycémie), à jeun, est supérieure à 1,26g/l ou 7 mmol/l.
Ce chiffre a été retenu par les experts parce que c'est à partir de cette valeur seuil qu'apparaît le risque de survenue de complications microvasculaires.
Classification du diabète sucré (source : OMS)
On distingue deux formes principales de diabète :
- le diabète insulinodépendant ou diabète sucré de type I qui survient lorsque le pancréas ne produit pas l'insuline indispensable à la survie. Dans ce cas, il faut administrer l'insuline pas injection. Le type I est plus fréquent chez l'enfant et l'adolescent et concerne 10 à 15 % des diabétiques.
> On note des antécédents chez les parents de premier degré dans 8% des cas, un peu plus souvent du côté parternel.
- le diabète non insulinodépendant ou diabète de type II qui survient lorsque l'organisme est incapable de fournir assez d'insuline pour répondre aux besoins ou d'utiliser comme il convient l'insuline produite. Cette affection peut-être maîtrisée par un régime alimentaire spécial, des médicaments par voie orale et des exercices physiques systématiques. Le diabète de type II touche avant tout l'adulte, et il s'agit de loin la forme la plus fréquente de diabète, présente chez 85 à 90 % de tous les diabétiques.
Il peut être décrit en trois étapes principales :
> la prédisposition : elle obéit à des facteurs génétiques et environnementaux,
> la maladie déclarée non encore compliquée : au cours de cette période, le contrôle de la glycémie est encore possible et efficace,
> l'apparition des complications dégénératives communes à toutes les formes de diabètes et des déficiences graves (cécité, amputation, insuffisance coronarienne...).
- Autres diabètes :
- diabète sucré lié à la malnutrition
- autres types de diabètes associés à certains états et syndromes : affections pancréatiques, affections d'étiologie virale, affections provoquées par un médicament ou une substance chimique, anomalie de l'insuline et de ses récepteurs, syndrome d'origine génétique...
- diabète insipide lié à une réduction ou suppression de la sécrétion d'hormone antidiurétique (ADH). Il se traduit par une polyurie mais sans hyperglycémie.
Critères de diagnostic
L'OMS a défini deux principaux critères de diagnostic :
- Dosage de la glycémie plasmatique à jeun en laboratoire après 8 à 12 heures de je ûne
> si la glycémie à jeun est inférieure à 1,10 g/l, le sujet est "normal",
> si la glycémie à jeun est supérieure à 1,26 g/l, le sujet est diabétique,
> si la glycémie à jeun est comprise entre 1,10 et 1,26 g/l, le sujet est classé comme atteint d'hyperglycémie à jeun (intolérance au glucose). Ces sujets ne sont pas diabétiques mais sont à haut risque de le devenir en l'absence de mesures hygiéno-diététiques.
Dépistage
Le dépistage du diabète doit être ciblé c'est à dire réservé aux sujets à haut risque d'être ou de devenir diabétiques de type II. Le but est donc de repérer les sujets à risque. Le diabète de type II survient habituellement après l'âge de 40 ans. C'est donc chez des sujets ayant atteint ou dépassé cet âge qu'il doit être recherché.
Doivent aussi être dépistés :
- les sujets ayant un membre de leur famille atteint de diabète,
- les sujets hypertendus sous traitement médicamenteux fréquemment en surpoids.
source : ici
24 juillet 2008
Le soleil et notre peau...
Bienfaits et méfaits du soleil. Le soleil est un bienfait pour l'organisme car il vous embellit le teint, il vous donne le moral et il permet à la peau de produire de la vitamine D nécessaire à la croissance osseuse. Mais le soleil en excès est également responsable de méfaits : érythèmes solaires ou «coups de soleil», coup de chaleur ou «insolation», vieillissement prématuré de la peau, brûlures oculaires, allergie, cancers de la peau de plusieurs sortes.
Les rayons.
Les rayons néfastes du soleil sont de trois types.
- Les ultraviolets A sont responsables du vieillissement prématuré de la peau (rides et taches brunes) et de l'allergie au soleil (uvéites). Ce sont les rayons utilisés en «cabines d'UV», dont l'usage n'est donc pas sans conséquences. - Les ultraviolets B sont responsables des coups de soleil et des cancers de la peau. - Enfin les rayons infrarouges sont responsables des insolations. Comment est défini l'indice de protection ? Plus l'indice est élevé, plus la protection est forte. Cependant, sachez que les indices indiqués sur l'emballage des crèmes et des lotions sont calculés par les fabricants pour une couche de crème très épaisse : 2 mg de crème par cm² de peau. En pratique, l'on utilise une crème solaire avec des quantités quatre fois moindres. Relativisez donc la valeur de ces indices : pour calculer votre temps de protection, divisez arbitrairement par 4 l'indice revendiqué par votre crème. Ainsi pour un ensoleillement tel que 10 minutes suffisent pour avoir un coup de soleil sans protection, préférez une crème d'indice 40 : étalée en fine couche sur la peau cette crème vous procurera une protection efficace pendant 10 minutes x 40/4 = 100 minutes. L'exposition au soleil favorise le traitement du psoriasis et de l'eczéma, mais aggrave les douleurs articulaires et l'acné. Pour les peaux acnéiques, il existe des crèmes solaires spécifiques. 60 000 nouveaux carcinomes (cancers de la peau) et 7 000 nouveaux cas de mélanomes (cancers «du grain de beauté») sont diagnostiqués chaque année en France.
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Connaître sa propre sensibilité
On distingue six «phototypes». Vous devez pouvoir déterminer le vôtre afin de choisir la protection la mieux adaptée.
source : cordesigns.com
Phototype 1 : il concerne tous les enfants, dont la peau ne sait pas se défendre contre les rayons. Il concerne aussi les peaux très claires, de type roux, avec des taches de rousseur se développant rapidement. L'exposition au soleil se traduit ici toujours par des coups de soleil et jamais en bronzage. Rappelez-vous, au soleil, un nourrisson ne bronze pas, il se brûle !
Ne cherchez pas à bronzer,
Il faut une protection maximale dès la toute petite enfance et l'exposition solaire est tout à fait déconseillée,
La crème à utiliser est un «écran absolu».
Phototype 2 : il concerne les peaux très claires, et celles susceptibles d'avoir des taches de rousseur intermittentes. Lors de l'exposition au soleil, les coups de soleil sont quasi-constants mais il est possible de voir apparaître un léger hâle suite à une exposition très mesurée.
Ne cherchez pas à bronzer,
Il faut une protection maximale (vêtements, chapeau, parasol) et l'exposition solaire doit être minimale,
Crème à utiliser : écran d'un indice supérieur à 30.
Phototype 3 : concerne les personnes blondes à peau mate et yeux foncés, et les personnes châtains ou brunes à peau claire et yeux foncés ou à peau mate et yeux clairs. Les coups de soleil sont occasionnels en cas de mauvaise protection et de surexposition, et le bronzage est facile.
Les expositions au soleil doivent rester prudentes,
Crème à utiliser : écran d'un indice supérieur à 15.
Phototype 4 : concerne les personnes brunes à peau mate et yeux foncés. Les coups de soleil sont exceptionnels et le bronzage est extrêmement rapide. Cependant dans les situations très exposées aux réverbérations (sports d'hiver ou nautiques) les mesures de protection sont nécessaires.
Crèmes à utiliser : Crème hydratante, écran d'un indice supérieur à 10 les premiers jours.
Phototype 5 : concerne les peaux naturellement pigmentées (noirs et indous). Une crème hydratante suffit en dehors de toute exposition avec forte réverbération.
Phototype 6 : concerne les peaux noires. Une crème hydratante suffit, avant et après l'exposition.
Prévenir le coup de soleil
- Augmentez progressivement les durées d'exposition au soleil.
- Restez à l'ombre lorsque le soleil est au zénith (entre 11h et 15h à l'heure solaire, correspondant à 12h-16h à l'heure légale d'été en France).
- Protégez vos yeux (lunettes de soleil homologuée CE de catégorie 3 ou 4) et portez un chapeau à bords larges.
- Appliquez un produit solaire en quantité suffisante, 30 minutes avant l'exposition. Attention, les frottements, la transpiration, les produits insectifuges et la baignade diminuent son efficacité : renouvelez l'application plus fréquemment.
- Les vêtements ou le parasol offrent une protection efficace mais incomplète : le polyester est plus protecteur que le coton, lui-même plus protecteur que le lin. De plus, un textile coloré est plus protecteur qu'un textile blanc, et ce d'autant plus qu'il est plus foncé, et un textile sec l'est plus qu'un textile mouillé.
- Attention à la réverbération : les UV sont réverbérés différemment selon la nature du sol (3 % pour l'herbe, 5 % pour l'eau si vous êtes à distance, sur la plage par exemple, 17 % pour le sable, 40 % pour l'eau si vous êtes sur un bateau, et 82 % pour la neige).
- Evitez les parfums ou les lotions après-rasage avant le bain de soleil car ils favorisent l'irritation et l'apparition de taches brunes.
Pensez à renouveler l'application de votre crème toutes les deux heures environ et après chaque baignade (il n'y a pas de produit entièrement «waterproof»). N'oubliez aucune partie exposée du corps, telle que la nuque ou les oreilles.
Un écran total ça n'existe pas ! Il y a des crèmes plus où moins filtrantes, mais toutes nécessitent des applications fréquentes. Choisissez la protection qui correspond à votre type de peau en considérant a priori le fait que vous en étalerez quatre fois moins sur votre peau que le laboratoire qui a mesuré l'indice. Enfin si votre phototype est sensible, méfiez-vous d'autant plus du sentiment de protection procuré par un parasol ou un vêtement : ils laissent passer les UV et la réverbération joue un rôle souvent sous-estimé.
source : ocp.point
source : futura-sciences.com 